Manque de temps, fatigue, stress… Même les mères ont besoin de vacances.

Mis à jour : 28 févr. 2019

Par Suzie Champagne




L’épuisement parental touche toutes les couches de la société, les tranches d’âge et sont le fléau de nos sociétés modernes ou la femme jongle avec de multiples responsabilités et ne s’arrête jamais. Dans les communautés qui valorisent la performance et ou tout va toujours de plus en plus vite, les chiffres parlent d’eux même.

Une situation alarmante d’un côté de l’océan comme de l’autre. En effet, en Belgique, plus précisément en Wallonie et à Bruxelles, 1 parent sur 4 serait en burn-out parental.[i] Le Québec n’échappe pas à cette réalité puisque les femmes ont de plus en plus de difficulté à concilier travail-famille. Ainsi, selon l’institut de la statistique du Québec, 50% des parents ont l’impression de courir toute la journée, 37% affirment qu’ils sont épuisés au moment où ils préparent le souper, 37% des parents salariés disent manquer de temps pour passer du temps avec leurs enfants et 21% affirment que leur travail a des répercussions néfastes sur leur famille.[ii]

Toutes ses mères lancent, en silence, un cri du cœur. Elles n’en peuvent plus, manquent d’énergie et, malgré tout, repoussent leurs limites toujours plus loin. Allo la SUPERFEMME qui aurait besoin de plusieurs bras et jambes pour relever tous les défis qu’elle s’est fixés autant sur le plan professionnel que personnel. Si nous ne nous arrêtons pas, ne serait-ce que quelques minutes pour respirer, bientôt, nous aurons l’air d’une pieuvre qui prend le temps de se maquiller…

Je rigole, mais quand j’entends autour de moi des femmes psychologiquement équilibrées me dire qu’elles sont en détresse, épuisée et dépassée, j’ai conscience qu’il est urgent de réagir et de trouver des solutions afin de réduire l’épuisement parental et permettre à nouveau aux mères de s’autoriser à briller tel un feu d’artifice et d’être là, physiquement, mentalement et émotionnellement pour elle-même et leurs enfants.

Parfois, on cherche des solutions beaucoup trop loin alors qu’il y en a une qui nous pend, au bout du nez, celle dont je veux vous parler brièvement dans le cadre de cet article s’appelle LES VACANCES. En effet, même les mères ont besoin de vacances, et ce, que vous soyez une femme au foyer ou une qui occupe un autre emploi en plus d’être MÈRE À TEMPS PLEIN. Donc, pourquoi ne prendriez-vous pas votre courage à deux mains et réserver vos prochaines vacances au soleil, ou dans tout autre endroit de votre choix, seule ou avec vos copines qui traversent les mêmes défis que vous?

Cette question vous paraît être insensée et je ressens déjà, en me lisant, vos préoccupations : « Je ne peux pas faire ça! Qu’est-ce qui va advenir de la maison et des enfants? Quelle culpabilité vais-je ressentir durant mes vacances? Il vaut mieux rester dans mon petit nid douillet que de m’ennuyer des enfants durant quelques jours. »

Pour toutes celles qui en me lisant pensent que je parle à travers mon chapeau, sachez que toutes ses questions, je me les suis posées il y a quelques années. Quand ma carrière de conférencière a pris son envol et que j’ai appris un diagnostic concernant ma fille qui a chamboulé ma vie, même si je me croyais psychologiquement forte, j’ai flanché. Je me suis rendue au bout du rouleau à un tel point que si je ne prenais pas la décision de partir seule en voyage à Cuba, je ne serais même plus ici, sur cette terre que je considère comme étant mon paradis, pour vous écrire ce texte.

Pour toutes celles qui en me lisant pleurent de tristesse parce qu’elles se reconnaissent dans mes mots ou qui pleurent de joie parce qu’elles viennent de comprendre qu’elles ont besoin de vacances et qu’elles sont prêtes à passer à l’action, j’ai trois petits conseils à vous donner.


DIRE ADIEU À LA CULPABILITÉ :

Le premier mérite toute votre attention puisque c’est à partir de celui-ci que vous trouverez la force d’oser sortir de votre zone de confort : dites adieu à la culpabilité. En tant que mère, on se sent tous responsable de nos enfants et on n’a peur de leur déplaire si on ose s’occuper de la femme merveilleuse que nous sommes. Montrer à vos enfants que vous êtes capables de prendre soin de vous sans vous sentir coupable de le faire, c’est le plus bel héritage que vous pouvez leur offrir, parce qu’à leur tour, c’est comme ça qu’ils réagiront et ainsi de suite. Si vous ressentez dans votre cœur qu’il est temps de prendre une partie de votre budget familial que vous avez économisé pour aller au Spa, vous offrir une sortie au restaurant entre copines ou, encore mieux, vous payer une escapade romantique avec vous-mêmes dans un magnifique chalet en bois rond ou en achetant votre premier forfait sud tout inclus, faites-le, sans culpabilité. Au retour, vous en ressentirez tellement de bénéfices que vous ne regretterez pas votre décision, je vous le garantis.


TOUT CE QUI FAIT DU BIEN EST PERMIS :

Durant les vacances, que vous prendrez seule ou avec vos copines, tout ce qui fait du bien est permis. Si vous faire du bien c’est de ne rien faire, donc de vous réveiller à midi et de rester assis près du foyer avec votre pyjama, c’est parfait, puis, si cela consiste à retrouver votre cœur d’enfants et d’aller faire un château de sable, c’est OK également. L’important durant une escapade sans les enfants, c’est de vous ressourcer et, pour y parvenir, il est essentiel de faire quelque chose de ressourçant, qui vous comble de bonheur ou qui vous fait rire aux éclats. Amusez-vous à vous voir comme étant la personne la plus importante au monde, décrochez des médias sociaux et reconnectez-vous à votre essence, comme quand vous étiez petite, et, je vous le garantis que vous passerez des vacances inoubliables.


OSEZ LA QUALITÉ ET NON LA QUANTITÉ :

Je ne le dirai jamais assez, l’important ce n’est pas la quantité, mais bien la qualité. Partir en vacances, ne serait-ce que pour deux jours et en profiter pleinement, c’est beaucoup plus efficace que de s’offrir une semaine au soleil si on passe notre temps à ruminer pour toutes sortes de raisons dont je n’énumérerai pas dans le cadre de cet article. En ce qui me concerne, maintenant que je suis partie seule avec moi-même pour une durée d’une semaine, je m’offre 4 petites escapades par année, soit une par saison et une semaine seule avec moi-même. Pour certaines, ça puisse paraître énorme, mais j’ai réalisé, au fil du temps, que pour moi, c'est maintenant devenu essentiel. Après tout, si je tiens pour acquis qu’il y a 52 semaines par année, en décidant de passer environ une quinzaine de journées seules avec moi-même, même si ça paraît démesuré, cela ne représente qu’au plus 5% de mon année.

Sur cette même lancée, j’ai envie de souligner que si vous ne faites pas le grand saut parce que vous avez l’impression de négliger vos enfants en prenant quelques jours de vacances, dites-vous qu’au retour, vous vous serez ennuyée d’eux et que la qualité sera encore meilleure…

Chère mère qui lit cet article, sachez qu’il est possible d’être heureuse même si vous avez l’impression qu’il vous manque du temps, que vous vous sentez épuisée et que le stress se fait ressentir de plus en plus dans votre corps. Vous êtes une mère en or et vous méritez d’être heureuse, et ce, peu importe ce que les autres en penseront. Pourquoi vous sentiriez-vous coupable de passer un bref moment avec vous-même, pour refaire le plein d’énergie, afin de retrouver, par la suite, ceux que vous chérissez le plus au monde, beaucoup plus épanouie?


La balle est dans votre camp, mais j’ai déjà hâte de vous retrouver quelque part sous les tropiques, ou au cours d’une escapade et de vous dire : « Bravo! Ses vacances étaient bien méritées! »

Bonnes vacances et à bientôt.

Suzie Champagne.

Auteure du livre Escapade Répit Bonheur.

www.escapaderepitbonheur.com.

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Radio-Canada, Le burnout parental existe bel et bien, article sur le site internet de Radio-Canada, paru le 22 mars 2017, disponible au https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1023764/lepuisement-parental-existe-bel-et-bien, consulté le 27 avril 2017


[ii] DUMONT, Marie-eve, Manque de temps pour les enfants, fatigue et stress, article paru dans la section Actualité et société du Journal de Montréal le 2 novembre 2016, disponible au http://www.journaldemontreal.com/2016/11/02/les-parents-quebecois-sont-epuises, consultée le 27 avril 2018.

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